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Former à la lecture littéraire

Journée d'études Figura organisée par Sylvain Brehm : Former à la lecture littéraire. Transmission et appropriation.

Author : Line Dezainde
Date : Mar 05, 2013
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Annonce

Plusieurs essais parus au cours des dernières années (Todorov: 2007; Citton: 2007; Jouve: 2010; Schaeffer: 2011) font état d’une désaffection à l’égard des études littéraires et, dans une certaine mesure, de la littérature elle-même. Bien que cette inquiétude ne soit pas nouvelle, elle s’accompagne aujourd’hui d’une interrogation sur les modalités et les finalités de la lecture littéraire.

Il n’y a rien d’étonnant à ce que l’École soit l’un des lieux privilégiés de cette remise en question, dans la mesure où l’institution scolaire consacre non seulement des oeuvres et des auteurs, mais aussi des manières de lire. Or, plusieurs enquêtes menées au cours des dernières années, au Québec ou en France (Baudelot : 1999 ; Lebrun : 2004 ; Renard : 2011), révèlent l’inadéquation entre les attentes de l’institution scolaire et celles de la plupart des adolescents. De nombreux chercheurs et enseignants s’accordent pour reconnaître que cette situation tient en partie au peu de place accordé à l’investissement subjectif du lecteur dans les cours de littérature (Rouxel et Langlade : 2004). Un autre important facteur explicatif réside dans l’évolution de notre rapport à la culture sous l’effet de l’expansion de la communication médiatique et de l’avènement du numérique. Les dispositifs narratifs et technologiques qui favorisent l’interactivité ou l’immersion dans les mondes fictionnels, par exemple, contribuent à créer de nouveaux horizons d’attente. De même, l’habitude d’être exposés à des productions «multimodales» (qui combinent l’écrit, l’image et l’audio) modifie les modes de réception (Lebrun, Lacelle et Boutin : 2012). Ce type de constat amène un chercheur comme Vandendorpe à émettre «l’hypothèse que le genre du roman pourrait se maintenir s’il migrait massivement sur les tablettes et surtout s’il s’y ajoutait des éléments ludiques comme le font déjà nombre d’albums pour enfants sur iPad» (Vandendorpe : 2012).

Dans ce contexte, s’intéresser à l’enseignement de la lecture littéraire, au secondaire et au collégial, implique notamment de réfléchir à la place de la littérature dans notre «nouvel écosystème culturel» (Vandendorpe : 2012), à ce qui singularise l’expérience de la lecture littéraire, à l’impact de nouvelles pratiques culturelles sur les manières de construire du sens et à la manière dont l’imaginaire est mobilisé et reconfiguré par la lecture.

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