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La revue «Pop-en-Stock» lance un chantier de réflexion sur le phénomène Facebook

Penser Facebook. La revue «Pop-en-Stock» lance un chantier de réflexion sur le phénomène Facebook.

Author : Marion Sénat
Date : Mar 25, 2014
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Facebook dit beaucoup de choses sur notre société, sur nous-mêmes et sur nos rapports les uns avec les autres, souligne Antonio Dominguez Leiva.

Apparu dans le cyberespace il y a 10 ans, Facebook a franchi en 2012 la barre du milliard d'utilisateurs actifs, devenant le deuxième site le plus visité au monde après Google. «Facebook a changé nos vies. C'est pourquoi nous avons lancé un chantier de réflexion sur le sujet», explique Antonio Dominguez Leiva, professeur au Département d'études littéraires et l'un des responsables de la revue Pop-en-Stock. La revue numérique, qui scrute la culture populaire contemporaine sous toutes ses formes, a créé un dossier thématique intitulé Facebook Studies.

Facebook est un objet d'étude inépuisable qui défie les cloisonnements disciplinaires, dit le professeur. «Il n'y a pas que les chercheurs en communication qui s'y intéressent, mais aussi ceux en littérature, en philosophie et en sociologie. Le site relève à la fois de l'écriture de l'intime – des récits sur soi – et de la littérature épistolaire – des récits pour les autres. Sorte de système panoptique construit de telle sorte que tout ce qui est à l'intérieur soit visible et où tous tendent à être des voyeurs, Facebook est un vecteur de l'individualisme contemporain.»

Pour Antonio Dominguez Leiva, il est important de relever le défi de penser Facebook. «La plupart des gens l'ont intégré dans leur vie, dit-il. Des parents ont ouvert des comptes Facebook pour leur bébé et des personnes âgées, qui avaient peu de contacts avec les réseaux sociaux, ont maintenant leur profil sur le site. Facebook dit beaucoup de choses sur notre société, sur nous-mêmes et sur nos rapports les uns avec les autres.»

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