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Colloque «Écrivaines et mondialisation»

Appel à communication

87e Congrès de l’ACFAS «Engager le dialogue savoirs-société»
Université du Québec en Outaouais, Canada
27 - 31 mai 2019

Depuis la chute du Mur de Berlin, qui marque la fin de la Guerre froide, nous observons le surgissement d’un nouvel ordre géopolitique, connu sous le nom de mondialisation (Dirlik 2007; Freitag 2008; Gélinas 2000; Lewellen 2002; Nancy 2002; Sassen 2009). Évidemment, ce changement entraine aussi des métamorphoses culturelles. Nous observons ainsi la fin du postmodernisme, évènement confirmé au début du 21e siècle par plusieurs chercheurs (Hutcheon 2002; Hassan 2003; Ferrer 2010). Pendant la même période, nous constatons que, du point de vue des études littéraires, de nombreux théoriciens se penchent à nouveau sur le concept de littérature mondiale (Casanova 1999; Prendergast 2004; Pizer 2006; Damrosch 2003, 2011, 2014; Miller 2011) et ouvrent les frontières de la recherche afin de dépasser le point de vue occidental en intégrant le concept de mondialisation aux études littéraires (Patil 2006; Saussy 2006; Damrosch, Melas et Buthelezi 2009; Gupta 2009). Dans cette même ligne de pensée, plusieurs chercheurs approfondissent les relations entre littérature mondiale et traduction (Damrosch 2013; Apter 2006 et 2013; Dyre 2009; Wang 2010; Xie and Shi 2011; Chaudhuri 2012; Henitiuk 2012; Emmerich 2013; Morgan 2013; Casanova 2015; Walkowitz 2015; Gambier and van Doorslaer 2016) et questionnent le concept de canon littéraire (Insko 2003; Kermode 2004; Fishelov 2010; Algee-Hewitt and McGurl 2015), les poussant même à déclarer la naissance de l’âge hypercanonique (Damrosch 2006). Cependant, ce regain d’intérêt pour étudier la littérature à l’échelle planétaire semble être accompagné d’une tendance contraire par rapport aux écrivaines (Planté 2003; Underwood et Bamman 2016; Glorieux 2017; Langlais 2017). En effet, des publications récentes soulignent un phénomène de «dé-féminisation» (Langlais 2017) de certaines activités, notamment la littérature. De plus, comme le signale Christine Planté (2003), il y aurait «un écart entre la présence de femmes écrivains dans la culture vécue et leur faible visibilité dans l’histoire littéraire» (p. 655). Ainsi, malgré les mouvements féministes survenus depuis l’après-guerre, les écrivaines continueraient de devoir surmonter de nombreux obstacles afin de faire rayonner leurs œuvres.
En faisant suite à ces constats, ce colloque se propose de susciter un regard critique francophone sur les enjeux actuels qui caractérisent la place des écrivaines dans la littérature mondiale. En particulier, nous voulons souligner non seulement le travail de certaines écrivaines, mais les relations entre celles-ci, surtout dans une perspective internationale. En ce sens, une attention spéciale sera portée aux voix féminines au-delà des frontières linguistiques et géographiques afin de déterminer quelle est la place de la littérature au féminin dans le contexte culturel de la mondialisation. À titre d’exemple, nous vous suggérons les thématiques suivantes:

  • Femmes et mondialisation versus femmes et marginalisation
  • La place des écrivaines dans la littérature mondiale
  • La littérature au féminin à l’âge hypercanonique
  • Diffusion et réception internationales des œuvres d’écrivaines
  • Réseaux d’écrivaines

Nous vous invitons à nous faire parvenir vos propositions de communication, rédigées en français et d’un maximum de 250 mots, d’ici le 10 février 2019 à maiorana.roxane@courrier.uqam.ca. Veuillez indiquer votre nom, adresse courriel et affiliation institutionnelle et accompagner votre proposition d’une courte note bio-bibliographique. Les décisions du comité de sélection seront communiquées au plus tard le 22 février 2019.
Le colloque «Écrivaines et mondialisation» se déroulera dans le cadre du 87e Congrès de l’ACFAS, Association francophone pour le savoir, qui aura lieu à l’Université du Québec en Outaouais du 27 au 31 mai 2019. La langue du colloque est le français. Les communications seront de 20 minutes.
Une fois la proposition acceptée, le conférencier devra s’inscrire et payer les frais d’inscription du congrès sur le site de l’ACFAS: http://www.acfas.ca/evenements/congres.
Les frais d’inscription, de voyage et de séjour devront être couverts par les participants. Des options de soutien financier sont disponibles directement à l’adresse du congrès: http://www.acfas.ca/evenements/congres/soutien-financier.

Consultez l'appel complet en pièce jointe.

Participation / Organisation

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