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L’imaginaire des genres

Appel à communication

Existe-t-il un imaginaire des genres (littéraires et artistiques)? La question se pose dès lors que l’on cesse de définir ceux-ci, abstraitement, comme des ensembles de propriétés stables, ou de régularités partagées par des groupes d’oeuvres, pour les envisager sous l’angle de leur pratique, de leur expérience. La généricité alors s’appréhende à travers une relation de sujet(s) à objet, que l’imaginaire, qui travaille les discours et les représentations, est susceptible d’investir de différentes façons. 

Les approches communicationnelles de la littérature nous ont appris à considérer la généricité comme une médiation, un horizon d’attente: la fonction des genres, en ce sens, est pragmatique, ils sont un moyen de pré-compréhension ou de reconnaissance, ils constituent, pour les acteurs de la communication littéraire ou artistique, des opérateurs de cadrage à partir desquels s’établissent leurs expectatives réciproques. La pratique générique fait ainsi intervenir, chez l’auteur d’une oeuvre comme chez son lecteur ou son spectateur, des compétences et des savoirs: ceux dont ils disposent sur les genres, et ceux que les oeuvres elles-mêmes modélisent (voir R. Baroni et M. Macé [dir.], 2007). On avancera que l’imaginaire contribue pour une part notable à la constitution des horizons d’attente génériques, et qu’il est l’un des modes de connaissance en jeu dans la généricité. 
 
Consultez l'appel complet en pièce jointe. 
 
Les propositions de communication (300-500 mots) sont à envoyer à Chantal Massol (chantal.massol@univ-grenoble-alpes.fr) ou à Véronique Cnockaert (cnockaert.veronique@uqam.ca) avant le 15 janvier 2020.

Participation / Organisation

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