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A-2017 - Figure du jeune homme dans la littérature française de la seconde moitié du XIXe siècle. Pouvoir et virilité

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Horaire du séminaire: 

Automne 2017

Département d'études littéraires - UQAM

Les historiens ont montré qu'à partir de la seconde moitié du XIXe siècle notamment, les domaines de compétence propres aux hommes ont été, de plus en plus, investis par des femmes. Désormais, les premiers se trouvent dans l'obligation de partager des privilèges avec les secondes (dans la famille, dans le travail, sur la scène artistique). Dès lors, tout un nouveau régime d'autorité se met en place. Ceci n'est pas sans conséquences sur le «devenir homme», en effet ainsi que le souligne l'historien A. Rauch, «la disparition des anciens clivages [change] les approches entre les deux sexes,[les hommes] redoutent l'assimilation à la condition féminine».
De fait, alors que dans le roman balzacien, les enjeux du jeune homme qui entre dans la vie sont essentiellement d'ordre social, il appert qu'à partir de ceux de Flaubert, les déterminants physiologiques et psychologiques valent tout autant. Chantal Jennings, à propos des personnages masculins dans l'oeuvre de Zola, remarque que «les ratés, [sont] ceux qui n’ont pu réussir, ni même parfois tenter la conquête, parce que le pouvoir de créer la vie leur fait défaut. C’est la virilité, la puissance qui leur manque pour égaler les conquérants.» Pouvoir et virilité sont plus que jamais liés, sûrement parce que celle-ci, longtemps garante de celui-là, est fortement remise en question.
À partir d'angles critiques divers, mais complémentaires (ethnocritique, sociocritique et historique), ce séminaire voudrait analyser comment s'élabore la construction identitaire et sociale du jeune homme à partir de la seconde moitié du XIXe siècle français et saisir quels sont les enjeux esthétiques et poétiques que cette élaboration «nouvelle» induit.