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Traduire le texte érotique - Translating erotica

Author : Anonymous
Date : Oct 27, 2009
Category :
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Colloque

Présentation

Considérons d’entrée de jeu le texte érotique sous les auspices de Jean-Jacques Pauvert, c’est-à-dire en fonction de sa valeur d’usage à une époque donnée : est érotique le texte qui émoustille les sens. Du point de vue de l’écriture, la fonction érotique vise à éveiller la sensualité du corps lisant. Le traducteur, entre lecture et écriture, est donc appelé à relever les spécificités du récit où sont mis en scène des corps dans toutes leurs représentations, le désir sexuel, le fantasme, la jouissance et la volupté sensuelle. Mais ces spécificités sont-elles commensurables entre les langues-cultures? Pour le dire autrement, le frisson passe-t-il par les mêmes stimuli? Et comment le faire passer? Y a-t-il une efficace propre au fonctionnement du texte érotique, qu’elle soit lexicale, grammaticale, syntaxique, voire rythmique? À quoi tiennent les différences du récit érotique dans l’espace littéraire anglophone et francophone et comment influent-elles sur les stratégies et les possibilités de traduction?

Des textes érotiques, que traduit-on? Qu’est-ce qui est choisi pour l’importation? Si la fiction d’Anaïs Nin et d’Henry Miller figure dans les belles-lettres étrangères, les récits pornographiques et les recueils de nouvelles saphiques et homoérotiques, tels que Hot Lesbian Erotica et Flesh and the Word, n’ont pas franchi « l’invisible ligne de démarcation qui sépare un écrit pornographique d’un texte littéraire. À partir de quand un texte devient-il littéraire? », demande Georges Pailler dit Esparbec, et ce après une vingtaine d’années prolifiques dans le métier de pornographe. Quant aux textes choisis pour la traduction, qu’omet-on de traduire? La question soulève les cas de censure, flagrants et subtils, et les tabous d’époque, mais aussi la tradition de la littérature érotique variant d’une culture à l’autre.

Programmation

9h       Pier-Pascale Boulanger (Université Concordia), « Problématique et enjeux »

Séance 1
Présidée par Pier-Pascale Boulanger

9h30    Philippe Difolco, « La pornographie est-elle une esthétique? »
10h30  Pavel Cazenove (Université Rennes 2 Haute Bretagne, France), « Sade, pornographe »

11h      Pause

Séance 2
Présidée par Christophe Ladan

11h30  Abdereman Said Mohamed (Université Sorbonne-Nouvelle, France), « Traduire le texte érotique : enjeux théoriques »
12h      Slimane Lamnaoui (Université Sidi Mohamed Ben Abdellah, Maroc), « La traduction de l’éros arabe entre thème et version, corps culturel et corps textuel »
12h30  Carlos Gohn (Universidade Federal de Minas Gerais, Brésil), « Scratching, biting and slapping in Brazilian translations of the Kamasutra »

13h      Pause-repas

Séance 3
Présidée par Pier-Pascale Boulanger

14h      Yannick Pierrisnard (Université Paris-Sorbonne, France), « Le récit érotique d’Apollinaire traducteur, le récit érotique d’Apollinaire traduit »
14h30  Jean-Marc Gouanvic (Université Concordia), « L’érotique en série noire : sexualité masculine et non-violence »
15h      Nitsa Ben-Ari (Tel Aviv University, Israël), « Damsels in Distress: from the Captive from Tel Aviv (1939) to Fanny Hill (1964) »
15h30  Sabine Kraenker et Ulla Tuomarla (Université d’Helsinki, Finlande), « De Se perdre à Passion simple, de Passion simple à Puhdas intohimo »

16h      Pause

Séance 4
Présidée par Philippe DiFolco

16h30  Andrew Branch (Reed College, New Jersey, États-Unis), « Fictitious Translation as an Erotic Element in Boris Vian’s Elles se rendent pas compte »
17h      Sathya Rao (Université de l’Alberta et Aurélia Klimkiewicz (Université York), « Étude comparée de la traduction de La Vie sexuelle de Catherine M en anglais et en polonais »
17h30  Sita Monsef-Rao (University of Alberta), « Exposing myself : Translating Marie Nimier’s La nouvelle pornographie »

Mot de clôture : Pier-Pascale Boulanger

Entrée libre.

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